Notre-Dame-des-Landes, le relativisme à triomphé

Presse Océan faisait sa Une ce matin sur le fait qu’« aucun chantier ne peut démarrer à Notre-Dame-des-Landes tant que la France ne s’est pas mise en conformité avec la réglementation européenne», la situation étant que « Bruxelles » réclame une « évaluation environnementale globale » du projet, et pas seulement pour l’aéroport mais pour toutes les infrastructures prévues.

Ce sont des choses très techniques et administratives, pas franchement intéressantes, mais pour résumer, l’État français est sommé de respecter quelques procédures, il existe encore quelques obstacles d’ordre administratifs avant le démarrage des travaux (ou pour la «légalité » de ceux-ci).

Il reste donc encore une chance, bien sûr infime, mais réelle malgré tout, que le dossier échoue finalement, plus ou moins du fait de la Commission Européenne, ou alors des réglementations sur les espèces protégées.

Ce serait là un épilogue bien étrange, heureux mais amer quand même. Cela n’enlèverai rien à la douche froide qu’auront subi les personnes progressistes ce dimanche, c’est-à-dire les personnes qui ont un minimum de conscience écologique ainsi que de recul et d’esprit critique par rapport aux beaux discours de nos classes dirigeantes.

Quoi qu’on en dise, et bien que peu de personne ne l’assume, que d’autre le nie (voir ici), l’amertume fut bien le sentiment ressenti par beaucoup au lendemain du résultat de la consultation.

Qu’il fut désagréable de constater la victoire des promesses des notables et leurs rêveries capitalistes pour le « développement du Grand Ouest ».

Quand on pense qu’à Nantes, le « non » ne perd qu’à une centaine de voix… On se dit que finalement les choses se jouent à pas grand-chose, qu’il aurait suffit d’un petit élan supplémentaire pour inverser la tendance.

Même avec une victoire du « oui » à l’échelle du département, un « non » majoritaire à Nantes aurait eu une porté symbolique et politique immense. Surtout associée au « non » majoritaire dans les communes urbaines de Saint-Sébastien-sur-Loire, de Rezé et de La Chapelle-sur-Erdre.

Notre sentiment est que les partisans du « oui » on fait le plein de voix, mais qu’ils n’avaient pas de réserve de voix supplémentaire. En toute logique, toutes les personnes ayant cet état d’esprit « développement du Grand Ouest » ont été voter « oui ». Il n’y a pas ou alors très peu de gens intéressé par ce type de discours qui n’ont pas été voter.

De l’autre côté par contre, il est évident que beaucoup parmi les personnes ne s’étant pas déplacées auraient eu tendance à voter « non ».

On l’a dit sur le moment, la faute revient en grande partie à une campagne pour le « non » qui a focalisé sur les tracteurs et le bocage plutôt que l’écologie.

« Doit-ont s’étonner alors que la population n’ai pas choisi le camps des tracteurs, de la décroissance et des zadistes ? »

Mais cela n’explique pas tout. Il était facile de comprendre les enjeux, de se renseigner sur l’importance des zones humides, et donc de celle de Notre-Dame-des-Landes. Quand à l’augmentation du trafic aérien, personne de bonne foi ne peut croire en sa compatibilité avec la nécessaire lutte contre le réchauffement climatique.

Tout cela, beaucoup le savent, mais ils et elles relativisent, donc ne se mobilisent pas. Surtout dans la jeunesse. Le mot d’ordre est « ne pensons à rien », ce qui compte est de se vider le cerveau avec des drogues ou de l’alcool, de la musique de mauvaise qualité, en scrolant des heures sur facebook ou instagram tout en regardant les émissions de Cyril Hanouna, qui est peut-être un personnage sympathique, mais n’amène pas grand-chose sur le plan culturel.

La jeunesse et les personnes progressistes avaient pourtant une belle occasion de se mobiliser, de parler avenir, projet de société, nature, futur.

Sans même parler de faire campagne de manière classique avec des tracts et des affiches. Mais au moins avec des discutions et des débats. C’était l’occasion de s’intéresser au sujet, de creuser le fond des choses, de découvrir en détail et avec passion ce que sont les zones humides et leur importance pour la planète Terre.

Mais cette consultation n’a pas été prise au sérieux, ou pas suffisamment. Et c’est cela qui fait que le « oui » gagne alors que le «non » aurait du l’emporter.

Le relativisme à triomphé.




Défaite du « non » à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes

55 % des votants ont donc dit « oui » à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C’est un résultats assez net et le détail commune par commune montre bien que la population de Loire-Atlantique a majoritairement décidé de croire en les promesses des bétonneurs quand au développement économique. Et d’ignorer les zones humides.

Le gros des « non » provient surtout des communes directement autour de Notre-Dame-des-Landes et impactées par les nuisances, ainsi que quelques communes du sud-Loire qui ont certainement plus intérêt en l’actuel aéroport pour des raisons pratiques.

Quand on aime la nature et que l’on souhaite défendre la planète Terre et les zones humides en particulier, ont ne peux qu’interpréter le résultat de cette consultation comme une défaite.

Bien sûr, à l’échelle historique et mondiale, cela n’est peut-être qu’une arriération de plus, qu’une goutte d’eau de moins dans la nature et quelques tonnes de bitume en plus dans un océan de béton et de déforestation. Forcément, à un moment ou un autre, une grande partie de l’humanité prendra le partie de la planète et l’écologie triomphera. Parce que telle qu’elle, la situation n’est pas durable.

En attendant, si le résultat de cette consultation est une défaite pour l’écologie, cela est surtout la conséquence de la campagne pour le « non » qui n’a pour ainsi dire pas ou presque été écologiste.

A part peut-être une interview de Nicolas Hulot cette semaine dans Ouest-France, ainsi que la modeste contribution de blog, personne ou presque n’a mis en avant l’écologie et le réchauffement climatique comme le thème majeurs du débat.

Doit-ont s’étonner alors que la population n’ai pas choisi le camps des tracteurs, de la décroissance et des zadistes ?

D’autant plus que nous avons assisté à des batailles de chiffres ridicules, sur les coûts, sur les spéculations de fréquentation, sur tout et sur n’importe quoi, souvent sur n’importe quoi. Alors que l’enjeu était celui de la défense des zones humide et de la fin de l’étalement urbain.

Rappelons nous d’ailleurs cette infâme mauvaise fois à propos des zones humides, tant de la part des opposants pour dire que l’actuel aéroport « protège le Lac de Grand-Lieu » [sic], et inversement de la part des partisans pour dire qu’ils veulent transférer pour « préserver le lac de Grand-Lieu ».

Il fut souvent difficile de ne pas s’étouffer en écoutant ou lisant les quelques débats ou argumentaires diffusés ici et là. Et que dire de cet argument grotesque et ridicule de la part des opposants comme quoi le « non » était « bon pour l’emploi » car préservant « 300 emplois agricoles » ! Il faut soit être loin des réalités, soit vraiment prendre les gens pour des imbéciles si l’on imagine mobiliser la population avec une telle mauvaise fois.

Nous tenons franchement à nous démarquer de la grande majorité des militants du « non » qui à l’issue du scrutin ont trouvé le moyen de fanfaronner et de s’agiter joyeusement en prétendant que ce vote ne change rien.

Au contraire, ce vote est d’une grande signification, il est la preuve que la bataille pour l’écologie, à commencer par la défense des zones humides, n’en est qu’à son balbutiement.

Il y a beaucoup de travail, pour mobiliser la population, pour défendre la science, la morale, la raison, contre les manipulations anti-démocratique et anti-écologiques des classes dirigeantes au service du capitalisme.

Le résultat de ce vote doit renforcer notre détermination à nous battre pour la planète Terre, à convaincre la population et mobiliser en faveur d’une grande prise de conscience écologiste !




Notre-Dame-des-Landes : le oui l’emporte à la consultation

[ ARTICLE DE laterredabord.fr ]

 

Malheureusement, le « oui » l’a emporté lors de la consultation concernant l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, avec 55,17%. C’est un résultat qui ne peut que nous attrister, surtout avec une participation de 51,08%.

On ne peut pas dire que la question de Notre-Dame-des-Landes n’était pas connue, qu’il n’était pas facile de connaître les enjeux. Mais c’est l’esprit tourné vers la « réussite économique » qui a primé, sans aucune réflexion sur la Nature, sur la logique totalement commerciale et délirante d’un vaste aéroport comme celui prévu.

Le piège de la consultation a été de poser la question sous forme de celle du « développement » et dans le cadre du chantage à la mondialisation et à la concurrence internationale, sans parler de la question de l’emploi, le piège était grand.

Voici une carte proposée par Ouest-France, montrant où le oui et le non sont respectivement majoritaires : on voit clairement la tendance.

Faut-il pour autant expliquer que la consultation a été biaisée, que tout n’a formé qu’un piège ? C’est ce que pensent les principaux opposants au projet, avec d’un côté l’ACIPA et de l’autre les zadistes.

Mais ce serait très facile de penser cela. Il y a une part de vérité, bien sûr, car les institutions n’auraient pas organisé la consultation sans espoir de succès, ni sans mettre les moyens pour y parvenir.

Reste qu’il n’y a pas eu de vaste mobilisation populaire, de projet de société alternatif visible et pour cause : la Nature n’a jamais été prise en considération.

La question de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes s’est vue réduite à son aspect environnemental, au mieux, car c’est surtout devenu un point de fixation pour des gens cherchant à vivre dans leur coin, de manière autosuffisante, avec une sorte de modèle médiéval…

C’est tellement vrai qu’il semble bien qu’ils n’ont pas compris l’enjeu de la consultation et qu’ils ne voient pas que la répression va désormais être générale, et d’une bien autre proportion que jusqu’à présent.

Il y a ici une part de naïveté, mais de naïveté voulue, car ces gens ne veulent pas changer la France et encore moins le monde. Ils ne sont pas universels, ils veulent vivre leur vie à leur manière, voilà tout.

Ils n’ont pas de sens d’abnégation pour les animaux, ils ne reconnaissent pas la Nature. Par conséquent, il ne peut en ressortir rien de positif.

Une victoire du « non » à la consultation les aurait obligé à porter quelque chose de plus grand, cela aurait pu faire avancer les choses, c’est dommage. Nous avions apprécié la ZAD à son début, alors que tout restait possible, avant le tournant « localiste ».

La consultation sur Notre-Dame-des-Landes a vraiment marqué la fin d’une époque et d’ailleurs, il faudra se souvenir de ceux qui n’ont pas mobilisé pour la victoire du « non », participant au triomphe d’un apolitisme général insupportable, d’un mépris pour la Nature qui dépasse l’entendement.




NON au transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes !

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Urgence pour le dauphin Galéo à Planète Sauvage

Voici une information importante diffusée par l’association One Voice à propos du dauphin Galéo à Planète Sauvage. Galéo est victimes de différentes violences de la part de ses compagnons de détention et ils semble que la situation soit de plus en plus difficile pour lui, voilà pourquoi il y a urgence à se mobiliser.

Au delà de cette situation particulière (et importante), rappelons l’urgence qu’il y a à démanteler ces prisons pour animaux que sont les zoos et delphinariums, y compris à Planète Sauvage qui n’a rien de « sauvage » comme nous l’avons plusieurs fois expliqué (lire les articles ici).

Voici l’article de One Voice :

 

 

Urgence pour Galéo

Un rapport accablant de la Dre Ingrid Visser, établi pour One Voice, révèle la situation dramatique des dauphins à Planète Sauvage, dont le cas inquiétant de Galéo. Pour lui, One Voice a déposé plainte. Il faut le sauver !

Qu’est-il arrivé à Galéo ?
Lorsqu’il a quitté le Parc Astérix en janvier 2015, laissant derrière lui sa mère et son groupe de naissance, la peau du jeune dauphin était encore intacte. Aujourd’hui, des coups de dent en râteau, des lacérations, des blessures à vif, des traces de morsures la strient de la caudale au rostre. Des cicatrices anciennes attestent que le martyre de Galéo ne date pas d’hier. S’ils se battent souvent en liberté pour se disputer les faveurs d’une femelle, même les dauphins mâles très âgés ne portent pas autant de marques que le jeune Galéo. Sans arrêt persécuté, son pauvre corps est un peu plus abîmé chaque jour.

Galéo a également perdu beaucoup de poids. L’arrière de son crâne s’affaisse peu à peu en «tête de cacahuète», signe généralement évocateur de malnutrition chez les cétacés. Enfin, tout son corps est criblé de petits points noirs et d’auréoles de la variole des bassins, une infection principalement induite par le stress.

Né dans le bassin de spectacle
En août 2009, Bailly, sa mère, a commencé le travail en fin de show, lequel fut donc interrompu pour qu’elle puisse accoucher. Ensuite, faute de bassin d’isolement approprié, tous les spectacles ont été suspendus pendant plusieurs semaines pour laisser le temps à Bailly d’élever son enfant sans être dérangée par les saltos de ses compagnons. On s’extasiait alors sur le nouveau-né et, jusqu’à l’âge de deux ans, son dressage précoce ne manqua pas d’être suivi et illustré par de nombreuses photos sur le site du parc Astérix.

À 4 ans, Galéo se voit brutalement enlevé à la seule « famille » qu’il connaît
Quand il arrive à Port-Saint-Père aux côtés du petit Aïcko, Galéo perd aussitôt le soutien de sa mère. Il se retrouve seul, jeune mâle immature, face au caïd du parc, le «vieux» Péos à la gueule cassée, de dix ans son aîné. Lui aussi est né au Parc Astérix, et c’est là qu’un mauvais coup reçu lors d’une bagarre entre femelles lui a déplacé la mâchoire. Dans son ombre, le jeune Océan, qui vient d’arriver de Bruges, les trois femelles venues de Hollande, Parel, Amtan et la pauvre Lucille, elle aussi fraîchement déportée. Dès son arrivée, Galéo devient le souffre-douleur du groupe.

Selon le rapport de la Dre Visser, la situation des autres dauphins est à peine meilleure
Ils souffrent de stéréotypies, ces gestes privés de sens que les animaux captifs répètent sans fin. On entend à travers les vitres et le brouhaha, leurs claquements de mâchoires, qui indiquent des conflits constants, une tension permanente à l’intérieur du groupe. Ils sont sept à se partager le grand bassin de spectacle vide de tout jouet, de tout objet. Les dépôts jonchant le fond témoignent d’une filtration défectueuse. Trois petits bassins latéraux permettent d’isoler les dauphins mais sans nulle part où s’abriter du soleil, pas plus que du regard des gens : les vitres du sous-sol permettent d’observer les bassins en permanence.

Le rapport de la Dre Ingrid Visser est accablant.
Mais il confirme ce qu’on pouvait craindre dès 2008 et qui faisait d’ailleurs l’objet d’une «étude» initialement prévue dans la demande d’autorisation du parc : que se passe-t-il lorsqu’on regroupe plusieurs jeunes dauphins nés dans des parcs différents et tous enlevés très tôt à leur famille d’origine?

La réponse est claire. On obtient une société captive d’une rare brutalité, dans l’esprit de Sa Majesté des mouches, une violence pénitentiaire qui règne aussi parmi les orques de Loro Parque. Il n’est pas surprenant que, dans ce climat de stress, Lucille ait craqué face à Parel en tuant son petit. Si toutes les sociétés captives sont par essence des constructions humaines, celle de Planète Sauvage est certainement un cas d’école en matière de «bricolage social raté», avec toutes les conséquences dramatiques auxquelles on pouvait s’attendre.

Face à l’urgence de la situation concernant Galéo, One Voice a déposé une plainte le 4 juin et prépare un nouveau dossier pour le procureur. Il faut le sortir de là avant qu’il ne soit trop tard. Chaque jour peut être le dernier ! Il est encore temps… Signez et diffusez la pétition !
Rappel :
Lucille,
née à SeaWorld le 16 avril 1989 (de Ralph et Louise), transférée à Harderwijk le 9 juin 1997 puis à Planète Sauvage le 7 avril 2015 laissant derrière elle ses deux petits.
Péos,
né le 23 juin 1999 au Parc Astérix (de Amaya et Pichi). Transféré le 1er octobre 2007 au Dolfinarium de Harderwijk. Retour le 17 avril 2008 au Parc Astérix. Transféré à Planète Sauvage en décembre 2008.
Amtan,
née le 13 mai 2001 au Dolfinarium de Harderwijk (de Molly et Moby Dick). Transférée en octobre 2008 à Planète Sauvage.
Océan
, né le 13 août 2003 au Boudewijn Sea Park (de Roxanne et Tex). Amené à Planète Sauvage en avril 2014.
Parel,
née le 8 juin 2008 au Dolfinarium de Harderwijk (de Roxy et Prince). Transférée le 29 mars 2012 à Planète Sauvage.
Galéo
, né le 10 août 2009 au Parc Astérix (de Baily et Guama). Amené à Planète Sauvage en janvier 2015.
Aïcko
, né le 14 août 2010 au Parc Astérix (de Aya et Guama). Amené en janvier 2015 à Planète Sauvage.

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Les zones humides et le débat sur l’aéroport

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La Commission nationale du débat public (une « autorité administrative ») a publié hier son document à propos de la consultation du 26 juin 2016 sur le projet de transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes [disponible en cliquant ici].

Y sont présentés les différents arguments avancés par les porteurs du projet ainsi que ceux de la plupart des opposants et partisans du « non ». On peut dire que ce document synthétise de manière assez fiable la teneur des débats ayant lieu à ce sujet.

Ce qui prédomine est une bataille de chiffres et de données, avec d’un côté des gens fantasmant de manière presque irrationnel sur la capacité d’un nouvel aéroport à faire « rayonner » le « Grand-Ouest » et des l’autre des gens qui veulent préserver le « bocage » et ses « paysans ».

Il n’est donc pas étonnant de constater que la question des zones humides est très peu présente dans l’exposé de la Commission nationale du débat public. Ce n’est qu’un point parmi les autres, un argument comme d’autres, évoqué au passage.

C’est là selon nous quelque chose de terrible et tout à fait significatif de la catastrophe écologique ayant cours à notre époque. Ce devrait pourtant être l’enjeu principal : est-il juste de détruire des zones humides au profit d’un (hypothétique) « développement » du « Grand-Ouest » ?

Nous pensons bien sûr que non cela n’est pas juste, ce serait même une très grande erreur. Le reste est bien secondaire et d’une certaine manière, on peut dire que la plupart des arguments des « pour » et des « contre » sont tout autant hors-sujet, déconnectées des exigences de notre époque, particulièrement en ce qui concerne notre planète qui connaît un réchauffement climatique et dont les forêts, les océans et les zones humides sont agressés violemment.

A l’heure de la lutte contre le réchauffement climatique justement, et alors que la Conférence de Paris sur le climat – COP21 fut un échec, tout le monde semble d’accord sur le fait que le trafic aérien va continuer d’augmenter. Les uns pensent que cela doit se faire à Notre-Dame-des-Landes, les autre pensent que cela est possible à Nantes-Atlantique. C’est tout. Personne ne semble envisager le fait que la planète Terre ne puisse supporter cet accroissement du trafic aérien.

Notre société semble tellement loin de toute préoccupation écologique que les bétonneurs, en l’occurrence ceux qui veulent assécher la zone humide de Notre-Dame-des-Landes pour y construire un aéroport, arrivent même à se parer de quelques arguments écologiques…

Leur nouvel aéroport serait en effet « Haute Qualité Environnementale », il permettrait de préserver le lac de Grand-Lieu, et même de lutter contre l’étalement urbain !

Quelle vaste mascarade, ou plutôt quel triste spectacle.

C’est là d’ailleurs la grande faillite du mouvement d’opposition, qui n’a pas été un mouvement écologiste, au service de la nature, de la planète Terre, mais un mouvement qui défend un mode de vie rétrograde, en fantasmant sur le passé. L’avant-garde de ce mouvement étant bien-sûr constitué des « zadistes », ces gens qui veulent vivre en communauté et « comme » dans les années 1960, promouvant une agriculture à l’ancienne et centrée sur elle-même.

Quoi qu’il en soit, il est souhaitable que le « non » l’emporte à l’issue de la consultation du 26 juin, et nalo-vegan.com continuera à mobiliser ses modestes force dans cette bataille.

Mais dans un cas comme dans l’autre, vu les forces en présence, vu les discours et argumentaires avancées, on sait qu’il restera encore beaucoup de travail pour faire avancer les choses en faveur de la planète Terre, pour que la nature deviennent au centre des préoccupation de l’humanité.

>> à lire aussi : Qui s’intéresse aux zones humides à Notre-Dame-des-Landes ?




Euro de football 2016 et consomation d’alcool

Prêt de 80% de la population assume déjà qu’elle consommera de l’alcool lors des moments liés à l’Euro de Football. C’est dire à quel point la culture de l’alcool est ancrée et que les gens n’imaginent même pas « s’amuser » sans l’aide de cette drogue. Ce chiffre est diffusé par la Prévention Routière, qui annonce également que dans la région Pays-de-la-Loire ce serait 74.5% des conducteurs qui envisage de consommer de l’alcool.

C’est clair, c’est net, c’est assumé. Et c’est terrifiant.

Autant dire qu’il faut prendre au sérieux cette menace et qu’il conviendra même pour les personnes ne buvant pas d’éviter autant que faire se peu de circuler les soirs de match (et dans les heures après les matchs), notamment à vélo ou bien en voiture sur les routes de campagne.

Voici quelques infographies de la Prévention Routière concernant la région et diffusées par France 3 Pays-de-la-Loire. Notons que l’association a également mis en place un site internet avec des conseils pour éviter les situation où l’on prend la voiture en ayant bu ( http://www.monmodedemploi.fr/ )

 


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